Assurance emprunteur, sur quelles garanties repose la couverture ?

Prêt, crédit, emprunter de l’argent auprès d’une banque va souvent de paire avec la souscription d’une assurance emprunteur. Pourquoi ? Pour vous protéger vous et l’établissement prêteur, s’il vous arrive un pépin. Mon Gustave vous explique à quels niveaux se situent les protections, à savoir les garanties.

C’est quoi une assurance emprunteur ?

L’assurance emprunteur est un moyen de se couvrir, soi et sa famille lorsque l’on opère un emprunt, qu’il soit immobilier ou d’autre nature. C’est aussi une façon de préserver les intérêts de sa banque auprès de laquelle on fait affaire. Pour souscrire un contrat d’assurance emprunteur, plusieurs possibilités sont envisageables.

La première, contracter une offre proposée par l’organisme qui vous prête des fonds. Ce service est à priori collectif, négocié auprès d’un partenaire. Il affiche des garanties spécifiques attendues par la banque.

Deuxième option, sélectionner soi-même une prestation en comparant des offres. Choisir à garanties égales l’assurance emprunteur la moins chère. C’est ce que l’on appelle faire une délégation d’assurance. Dans ce contexte, la banque a son mot à dire et peut refuser la démarche si le niveau de protection n’est pas à la hauteur de ses attentes. C’est d’ailleurs sur ce point que Mon Gustave va vous être utile.  

Les garanties de l’assurance emprunteur 

Avant d’aller plus loin, une question : en quoi est-il intéressant de connaître les garanties d’une assurance emprunteur ? Il s’agit de critères dont les performances peuvent varier d’un assureur à un autre. Elles ont un impact sur le prix du contrat. Mieux vaut y consacrer un minimum d’attention, notamment si vous passez par un comparateur en ligne.

Au moment de souscrire une assurance emprunteur, quatre garanties différentes peuvent être proposées. Elles correspondent aux risques suivants : Le décès, la perte d’emploi, l’incapacité temporaire de travail (ITT) et l’invalidité permanente partielle (IPP).

La garantie décès 

Cette garantie s’active en cas de décès de l’assuré. Que se passe-t-il alors ? L’assurance verse à la banque le montant restant dû de l’emprunt. La famille, l’entourage, les ayants droits ne sont ainsi pas contraints de rembourser eux-mêmes. Si l’emprunt porte sur un bien immobilier, alors celui-ci entre dans la procédure de la succession. À savoir, la garantie décès est inscrite dans tous les contrats d’assurance emprunteur. Elle fait l’objet d’un âge limite. Cela signifie que le risque peut ne pas être garanti durant toute la durée du prêt.

La garantie invalidité permanente partielle (IPP)

Elle s’inscrit parfois en tant qu’extension de la garantie décès. Le cas échéant, celle-ci se déclenche si l’assuré devient inapte à exercer un activité professionnelle ou encore s’il venait à perdre définitivement son autonomie. Dans ce contexte, la compagnie d’assurance règle les mensualités du crédit. Selon les termes du contrat, ces remboursements peuvent être partiels ou totaux. A savoir, la garantie IPP se met en œuvre si le taux d’incapacité de l’assuré s’élève à moins de 33% et est inférieur à 66%*. 

La garantie perte d’emploi 

Elle prend effet si l’assuré est licencié de son emploi. Dès lors, la compagnie d’assurance prend en charge les échéances de l’emprunt. Ce type de garantie n’est pas systématique. Elle figure le plus souvent dans le cadre d’un prêt immobilier. Ses conditions varient d’un contrat d’assurance à un autre.  

La garantie Incapacité Temporaire de Travail (ITT)

Elle se déclenche, à la suite d’un accident ou encore d’une maladie qui rend l’assuré inapte à exercer son emploi de façon temporaire. La prise en charge du remboursement s’applique le temps de l’incapacité en question. Et elle s’interrompt dès la reprise de l’activité professionnelle, même si celle-ci s’avère partielle.  

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